L’eau chaude sent mauvais mais l’eau froide est normale

L’eau chaude sent mauvais mais l’eau froide est normale : d’où vient l’odeur ?

Si l’eau chaude sent mauvais alors que l’eau froide est normale, l’origine se situe généralement après la séparation des deux circuits. Le boiler, son anode, l’eau stagnante dans le ballon, une canalisation d’eau chaude ou un mitigeur deviennent alors plus suspects que le réseau public.

Une odeur d’œuf pourri peut être liée à la formation de sulfure d’hydrogène dans un ballon de stockage. Une odeur métallique oriente davantage vers la corrosion. Une odeur d’égout perçue lorsque l’eau chaude coule peut, quant à elle, provenir du siphon ou de l’évacuation plutôt que de l’eau elle-même. Il faut donc commencer par déterminer si l’odeur est réellement présente dans l’eau.

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Comment identifier l’origine d’une mauvaise odeur dans l’eau chaude ?

Le diagnostic repose d’abord sur trois comparaisons : eau froide contre eau chaude, un robinet contre plusieurs robinets, et eau recueillie dans un verre contre odeur perçue directement au-dessus de l’évacuation.

  • L’eau chaude sent mauvais à tous les robinets : le boiler, le ballon collectif ou la conduite principale d’eau chaude est probablement concerné.
  • L’odeur apparaît à un seul robinet : le mitigeur, le flexible, le mousseur ou la branche locale doit être contrôlé.
  • L’eau froide et l’eau chaude présentent la même odeur : l’alimentation générale, la conduite d’eau froide ou le réseau extérieur doit aussi être envisagé.
  • L’odeur apparaît uniquement lorsque l’eau coule dans la bonde : le siphon, le trop-plein ou l’évacuation est plus probablement responsable.
  • L’odeur est forte après une période d’absence puis diminue : une stagnation dans le ballon ou les conduites est possible.
  • Plusieurs appartements sont touchés : un ballon collectif, une boucle sanitaire ou une colonne commune doit être vérifié.

Il ne faut pas remplacer automatiquement le boiler sur la seule base de l’odeur. La localisation précise du phénomène permet de distinguer un problème interne au ballon d’une odeur provenant simplement de l’évacuation.

Comment savoir si l’odeur vient de l’eau ou de l’évacuation ?

La chaleur et la vapeur peuvent faire remonter les odeurs présentes dans une bonde, un siphon ou un trop-plein. L’utilisateur a alors l’impression que l’eau chaude sent mauvais, alors que l’odeur provient en réalité des dépôts accumulés dans l’évacuation.

Un test simple consiste à recueillir de l’eau chaude dans un récipient propre, puis à s’éloigner du lavabo ou de l’évier avant de la sentir avec prudence. Deux résultats sont possibles :

  • si l’eau contenue dans le récipient dégage elle-même l’odeur, il faut examiner la production et la distribution d’eau chaude ;
  • si l’eau ne sent presque rien loin du sanitaire, mais que l’odeur revient au-dessus de la bonde, l’évacuation est probablement en cause.

Dans une salle de bains, le trop-plein du lavabo peut contenir du savon, des cheveux et des matières organiques difficiles à voir. Sous l’effet de l’eau chaude, ces dépôts libèrent une odeur qui remonte par l’orifice du trop-plein.

Si l’odeur est liée à un écoulement lent, à des glouglous ou à des remontées dans le sanitaire, il faut plutôt faire vérifier le fonctionnement de l’évacuation que modifier le boiler.

Pourquoi un boiler peut-il produire une odeur d’œuf pourri ?

Une odeur d’œuf pourri est généralement associée au sulfure d’hydrogène. Dans un ballon d’eau chaude, ce gaz peut se former dans certaines conditions par l’action de micro-organismes sur les sulfates présents dans l’eau ou par une réaction impliquant l’anode de protection.

Le phénomène est favorisé par une combinaison de facteurs :

  • une longue stagnation de l’eau ;
  • une température de stockage inadaptée ;
  • une faible utilisation du ballon ;
  • la présence de sulfates dans l’eau ;
  • certains types d’anodes en magnésium ;
  • l’accumulation de dépôts dans le fond de la cuve ;
  • un entretien insuffisant du ballon.

L’odeur peut être très perceptible même lorsque la quantité de gaz dissous reste faible. Son intensité ne permet donc pas, à elle seule, d’évaluer l’état sanitaire ou mécanique de l’installation.

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Quel rôle l’anode du boiler joue-t-elle dans cette odeur ?

La cuve en acier de nombreux boilers est protégée par une anode sacrificielle. Cette pièce se corrode progressivement à la place du ballon afin de limiter la dégradation de la cuve.

Une anode en magnésium peut, dans certaines conditions, participer à une réaction produisant une odeur soufrée. Cela ne signifie pas automatiquement que l’anode est défectueuse. Elle peut remplir correctement sa fonction de protection tout en contribuant au phénomène.

Le professionnel doit tenir compte :

  • du matériau de l’anode ;
  • de son niveau d’usure ;
  • des recommandations du fabricant du ballon ;
  • de la composition de l’eau ;
  • de l’âge et de l’état intérieur de la cuve ;
  • de la présence éventuelle d’une anode électronique.

Retirer définitivement l’anode n’est pas une solution recommandée. Cela peut réduire la protection de la cuve contre la corrosion et raccourcir la durée de vie du boiler. Si une autre technologie d’anode est envisagée, elle doit être compatible avec le modèle et validée selon les prescriptions du fabricant.

Une anode usée peut-elle aussi provoquer une mauvaise odeur ?

Indirectement, oui. Une anode très usée protège moins bien la cuve. Une corrosion interne peut alors se développer et modifier l’odeur, le goût ou la couleur de l’eau chaude.

Les signes associés peuvent comprendre :

  • une odeur métallique ;
  • une eau jaune, orange ou brune ;
  • des particules couleur rouille ;
  • des traces de corrosion autour des raccords ;
  • une fuite au niveau du ballon ;
  • des dépôts importants lors de la vidange.

Une odeur soufrée n’indique donc pas nécessairement que l’anode est épuisée, tandis qu’une odeur métallique peut signaler une protection anticorrosion devenue insuffisante. L’inspection de la pièce reste nécessaire pour connaître son état réel.

Une température trop basse favorise-t-elle les odeurs ?

Une eau maintenue longtemps à une température modérée peut créer des conditions favorables au développement de certains micro-organismes, surtout lorsque le ballon est peu utilisé ou contient des zones de stagnation.

Il ne faut toutefois pas augmenter arbitrairement la température au maximum. Une eau stockée plus chaude augmente le risque de brûlure, la consommation d’énergie et l’entartrage. Le réglage doit tenir compte :

  • des instructions du fabricant ;
  • du volume du ballon ;
  • du mode de production ;
  • de la présence d’un mitigeur thermostatique ;
  • de l’usage réel du logement ;
  • des règles applicables à l’installation.

Lorsqu’un cycle thermique ou une désinfection est nécessaire, l’intervention doit être organisée avec des précautions contre les brûlures. Il faut également vérifier que toutes les branches concernées sont correctement traitées, sans se limiter à modifier le thermostat du ballon.

Une mauvaise odeur signifie-t-elle qu’il y a des légionelles ?

Non. L’odeur ne permet ni de confirmer ni d’exclure la présence de légionelles. Ces bactéries ne sont pas diagnostiquées par l’odorat, la couleur ou le goût de l’eau.

Une odeur d’œuf pourri oriente davantage vers la formation de composés soufrés. La légionelle répond à d’autres facteurs de risque, notamment la température, la stagnation, la conception du réseau et la présence de dépôts ou de biofilm.

Une analyse microbiologique peut être envisagée lorsqu’elle est justifiée par le contexte, notamment dans un réseau collectif, un bâtiment accueillant des personnes fragiles ou une installation restée longtemps inutilisée. Un simple rinçage ne constitue pas une preuve d’absence de contamination.

Pourquoi l’odeur apparaît-elle après une absence prolongée ?

Lorsque le logement reste inoccupé, l’eau ne se renouvelle plus dans le ballon et les conduites. Les désinfectants résiduels diminuent, les dépôts restent au contact de l’eau et certaines réactions chimiques ou biologiques peuvent se développer.

La stagnation peut concerner :

  • l’ensemble du ballon ;
  • une chambre d’amis rarement utilisée ;
  • une douche secondaire ;
  • une canalisation longue ;
  • un ancien point d’eau condamné de manière incomplète ;
  • une boucle sanitaire dont la circulation ne fonctionne plus.

Si l’odeur disparaît après le renouvellement de l’eau mais revient à chaque période d’inoccupation, l’installation comporte peut-être un volume stocké trop important ou des branches peu utilisées. La solution durable peut nécessiter une modification du réseau ou une adaptation du volume de stockage.

Pourquoi l’odeur ne concerne-t-elle qu’un seul robinet ?

Lorsque tous les autres robinets distribuent une eau chaude normale, le ballon est moins susceptible d’être l’unique cause. Le problème se situe probablement sur la branche du point d’eau concerné.

Les éléments à vérifier sont :

  • le mousseur du robinet ;
  • le flexible d’alimentation en eau chaude ;
  • la cartouche du mitigeur ;
  • les joints internes ;
  • le trop-plein du lavabo ;
  • la petite canalisation entre la distribution principale et le robinet ;
  • un tronçon inutilisé créant une zone de stagnation.

Le mousseur peut retenir des dépôts et développer une odeur. Il peut être retiré et nettoyé selon les recommandations du fabricant, puis le test peut être renouvelé. Si l’odeur persiste directement à la sortie du robinet, le flexible ou la conduite locale doit être examiné.

Un flexible ou un mitigeur peut-il altérer l’odeur de l’eau ?

Oui. Certains flexibles vieillissants peuvent libérer une odeur de caoutchouc, de plastique ou de renfermé. Un joint dégradé ou une cartouche encrassée peut produire un phénomène similaire.

Cette origine est particulièrement probable lorsque :

  • le problème est limité à un seul sanitaire ;
  • le robinet ou ses flexibles ont été remplacés récemment ;
  • l’odeur apparaît surtout au premier jet ;
  • l’eau redevient normale après quelques secondes ;
  • l’odeur rappelle davantage le plastique que le soufre.

Le remplacement du boiler serait alors inutile. Il faut d’abord isoler la branche et vérifier séparément l’eau avant et après le flexible ou le mitigeur.

Une canalisation d’eau chaude peut-elle créer une odeur de renfermé ?

Oui. Une canalisation peu utilisée, trop longue ou terminée par un tronçon stagnant peut retenir de l’eau pendant une longue période. Des dépôts et un biofilm peuvent se développer sur ses parois.

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La chaleur ne garantit pas que toute la canalisation atteint une température uniforme. Les extrémités éloignées, les branches mortes et les zones insuffisamment isolées peuvent rester dans des conditions différentes de celles mesurées à la sortie du ballon.

Un problème de conception est plus probable lorsque :

  • l’odeur revient toujours sur la même branche ;
  • le point d’eau est rarement utilisé ;
  • l’eau chaude met longtemps à arriver ;
  • une ancienne conduite n’a pas été complètement supprimée ;
  • le réseau a été modifié lors d’une rénovation ;
  • une boucle de circulation ne fonctionne plus correctement.

Dans ce contexte, un simple nettoyage du robinet ne suffit pas. La configuration de la distribution doit être contrôlée afin d’identifier les volumes stagnants.

Une boucle d’eau chaude sanitaire mal réglée peut-elle être responsable ?

Dans certains immeubles et grandes habitations, une boucle de circulation maintient l’eau chaude en mouvement afin de réduire le temps d’attente aux robinets. Si cette boucle est mal équilibrée, insuffisamment isolée ou arrêtée, certaines parties du réseau peuvent refroidir et stagner.

Les signes possibles sont :

  • une eau chaude qui arrive rapidement dans certaines pièces et lentement dans d’autres ;
  • une odeur limitée à certains étages ou certaines colonnes ;
  • des températures très différentes selon les points de puisage ;
  • une pompe de bouclage arrêtée ou bruyante ;
  • un problème apparu après des travaux ou un réglage de l’installation.

Le diagnostic doit alors porter sur les températures de départ et de retour, la circulation réelle ainsi que l’équilibrage des branches. Dans un immeuble bruxellois, ce contrôle relève généralement du syndic ou du gestionnaire de l’installation collective.

Une chaudière combinée peut-elle provoquer une odeur d’eau chaude ?

Une chaudière combinée instantanée contient beaucoup moins d’eau stockée qu’un grand boiler. Une odeur persistante est donc moins souvent liée à une stagnation dans une cuve volumineuse.

Elle peut néanmoins provenir :

  • d’un petit ballon intégré selon le modèle ;
  • de l’échangeur sanitaire ;
  • d’une canalisation chaude peu utilisée ;
  • d’un flexible ou d’un mitigeur ;
  • de dépôts dans le réseau sanitaire ;
  • d’une communication anormale entre certaines parties de l’installation.

Si l’odeur s’accompagne d’une température instable, de bruits, de codes erreur ou d’un débit devenu faible, il peut être utile de faire contrôler le fonctionnement sanitaire de la chaudière en même temps que ses autres composants.

Une eau chaude qui sent le métal indique-t-elle une corrosion ?

Une odeur ou un goût métallique peut être lié à la corrosion du ballon, de raccords ou de conduites en acier galvanisé. Cette hypothèse devient plus probable lorsque l’eau présente également une teinte jaune, orange ou brune.

Il faut vérifier :

  • l’état de l’anode ;
  • l’âge du ballon ;
  • la présence de particules métalliques ;
  • les raccords à la sortie d’eau chaude ;
  • les matériaux utilisés dans les conduites ;
  • l’apparition éventuelle de traces de rouille ou de fuite.

Une eau chaude claire peut néanmoins avoir une légère odeur métallique sans que la cuve soit perforée. Seul un contrôle des composants permet d’évaluer l’importance de la corrosion.

Pourquoi l’eau chaude peut-elle sentir le plastique ou le caoutchouc ?

Une odeur chimique ou plastique peut apparaître après l’installation de nouveaux flexibles, joints, conduites ou composants non adaptés à l’eau chaude sanitaire. Elle peut également provenir d’un matériau vieillissant.

Les questions utiles sont :

  • le problème a-t-il commencé après des travaux ?
  • l’odeur concerne-t-elle tous les robinets ou un seul ?
  • un flexible a-t-il été récemment remplacé ?
  • les matériaux installés sont-ils prévus pour l’eau potable et la température concernée ?
  • l’odeur disparaît-elle après quelques secondes d’écoulement ?

Un rinçage peut éliminer une odeur passagère liée à une installation neuve, mais une odeur persistante impose de vérifier la compatibilité des matériaux.

Le réseau public peut-il être responsable si l’eau froide ne sent rien ?

C’est moins probable, mais pas totalement impossible. Une eau présentant temporairement une odeur peut être entrée dans le ballon avant que l’alimentation froide redevienne normale. Le ballon conserve alors cette eau pendant plusieurs heures.

Le réseau extérieur devient plus suspect si :

  • l’odeur apparaît également à froid après un temps d’écoulement ;
  • plusieurs voisins rencontrent le même problème ;
  • une coupure ou des travaux viennent d’avoir lieu ;
  • l’odeur est présente dès l’arrivée générale du logement ;
  • le phénomène est apparu simultanément dans tout l’immeuble.

Si seule l’eau chaude reste concernée plusieurs jours après le renouvellement du ballon, l’origine intérieure redevient nettement plus probable.

Peut-on boire une eau chaude qui sent mauvais ?

Il est préférable de ne pas utiliser une eau présentant une odeur anormale pour boire, préparer les aliments ou remplir une bouilloire tant que la cause n’a pas été identifiée. Pour la consommation, il est généralement recommandé de prélever de l’eau froide potable puis de la chauffer.

Il faut également éviter de :

  • goûter l’eau pour tenter d’identifier l’odeur ;
  • masquer le problème avec un parfum ou un produit désinfectant non prévu à cet effet ;
  • verser de l’eau de Javel ou un produit chimique dans le boiler ;
  • mélanger plusieurs produits de débouchage ;
  • démonter l’anode ou le groupe de sécurité sous pression.

Une mauvaise odeur n’indique pas automatiquement un danger grave, mais elle justifie une vérification lorsqu’elle persiste, s’intensifie ou s’accompagne d’une couleur ou de particules.

Faire couler l’eau chaude suffit-il à résoudre le problème ?

Un écoulement temporaire peut renouveler l’eau restée dans une petite branche. Il peut donc supprimer une odeur apparue après quelques jours d’inutilisation.

En revanche, cette méthode ne corrige pas :

  • une réaction liée à l’anode ;
  • des dépôts importants dans le ballon ;
  • une température de stockage inadaptée ;
  • une branche morte ;
  • un flexible dégradé ;
  • une corrosion interne ;
  • une boucle sanitaire qui ne circule plus.
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Si l’odeur revient rapidement après chaque rinçage, faire couler davantage d’eau entraîne surtout un gaspillage. Il faut rechercher ce qui recrée l’odeur entre deux utilisations.

Faut-il augmenter la température ou réaliser un cycle thermique ?

Pas sans avoir identifié l’appareil et vérifié les consignes du fabricant. Une élévation de température peut être utilisée dans certaines procédures de traitement, mais elle présente un risque réel de brûlure aux robinets.

Une intervention correcte doit notamment prévoir :

  • la sécurisation des occupants ;
  • la vérification du thermostat ;
  • le contrôle du mitigeur de sortie éventuel ;
  • le traitement de toutes les branches concernées ;
  • le respect des limites de l’appareil ;
  • une remise en service avec des températures contrôlées.

Une température élevée ne réparera pas une anode incompatible, une cuve corrodée ou un flexible qui libère une odeur chimique.

Faut-il vidanger et nettoyer le boiler ?

Une vidange peut être pertinente si le ballon contient de l’eau stagnante ou une quantité importante de dépôts. Elle permet aussi d’observer l’aspect de l’eau évacuée et d’accéder à certains composants selon le modèle.

La procédure ne doit pas être improvisée. Elle nécessite :

  • la coupure correcte de l’alimentation énergétique ;
  • la fermeture de l’arrivée d’eau ;
  • la gestion d’une eau potentiellement très chaude ;
  • le contrôle du groupe de sécurité ;
  • le remplissage complet avant la remise sous tension ;
  • la purge de l’air et le contrôle de l’étanchéité.

Sur un boiler électrique, remettre la résistance sous tension avant que la cuve soit entièrement remplie peut l’endommager. Le nettoyage doit également rester compatible avec le revêtement intérieur du ballon.

Quels contrôles un professionnel doit-il effectuer ?

Le diagnostic doit progresser du point de puisage vers la production d’eau chaude. Selon les symptômes, le professionnel peut vérifier :

  • si l’odeur est présente dans l’eau recueillie loin de l’évacuation ;
  • les différences entre plusieurs robinets ;
  • les flexibles, mousseurs et cartouches de mitigeurs ;
  • les températures de stockage et de distribution ;
  • l’état et le type d’anode ;
  • la présence de dépôts dans le ballon ;
  • l’état intérieur accessible de la cuve ;
  • la configuration des conduites et les branches peu utilisées ;
  • le fonctionnement d’une boucle sanitaire ;
  • l’état des siphons et des trop-pleins ;
  • la nécessité éventuelle d’une analyse de l’eau.

La solution peut ensuite consister à nettoyer un mousseur, remplacer un flexible, entretenir le ballon, adapter l’anode, corriger la température, supprimer une branche stagnante ou intervenir sur l’évacuation.

Quand faut-il remplacer le boiler ?

Une mauvaise odeur ne suffit pas à justifier le remplacement de l’appareil. Un entretien, un nettoyage ou une intervention sur l’anode peut parfois résoudre le problème si la cuve reste en bon état.

Le remplacement devient plus pertinent lorsque :

  • la cuve présente une fuite ;
  • la corrosion intérieure est avancée ;
  • l’odeur revient malgré les interventions adaptées ;
  • le ballon est très ancien et plusieurs composants sont usés ;
  • des particules métalliques apparaissent régulièrement ;
  • la capacité du ballon est très supérieure aux besoins et favorise la stagnation ;
  • la réparation ne présente plus un intérêt économique raisonnable.

Le nouveau ballon doit être dimensionné selon les besoins réels du logement. Un volume inutilement élevé augmente les pertes thermiques et renouvelle moins rapidement l’eau stockée.

Que faire dans un immeuble équipé d’une production collective ?

Si plusieurs appartements rencontrent la même odeur, les occupants doivent transmettre leurs observations au syndic ou au gestionnaire. Le problème peut provenir du ballon collectif, de la boucle sanitaire ou d’une colonne particulière.

Les informations utiles à communiquer sont :

  • les étages et appartements concernés ;
  • les robinets touchés ;
  • le type d’odeur constaté ;
  • la présence ou non du phénomène à froid ;
  • les horaires auxquels l’odeur est la plus forte ;
  • la durée nécessaire pour qu’elle diminue ;
  • les travaux ou arrêts récents de l’installation.

Une odeur limitée à une seule colonne peut révéler un problème de circulation ou de stagnation. Une odeur présente dans tout l’immeuble oriente davantage vers la production centrale.

Quand demander une intervention rapide ?

Un contrôle rapide est recommandé si :

  • l’odeur devient soudainement très forte ;
  • l’eau change également de couleur ;
  • des particules apparaissent ;
  • le ballon fuit ou présente des traces de corrosion ;
  • plusieurs occupants sont concernés ;
  • l’eau chaude est restée inutilisée pendant une longue période ;
  • une personne fragile ou immunodéprimée occupe le logement ;
  • la température de l’eau devient instable ;
  • l’odeur persiste malgré le renouvellement de l’eau.

Si l’odeur s’accompagne d’une fuite autour du boiler, d’un problème électrique ou d’un appareil qui se met en sécurité, il faut éviter les manipulations improvisées et demander une sécurisation adaptée de l’installation.

Conclusion : localiser l’odeur avant de traiter le boiler

Lorsque seule l’eau chaude sent mauvais, il faut d’abord vérifier si l’odeur vient réellement de l’eau, puis comparer plusieurs robinets. Une odeur présente partout du côté chaud oriente vers le boiler, son anode, les dépôts ou la conduite principale. Une odeur limitée à un point d’eau fait plutôt penser au mitigeur, au flexible ou à l’évacuation.

La bonne solution dépend de l’origine : nettoyage du siphon, remplacement d’un flexible, entretien du ballon, contrôle de l’anode, correction d’une stagnation ou adaptation de la distribution. Une analyse structurée évite de remplacer inutilement le boiler ou de masquer temporairement le symptôme.

Questions fréquentes sur les mauvaises odeurs d’eau chaude

Pourquoi l’eau chaude sent-elle l’œuf pourri ?

Cette odeur peut provenir de sulfure d’hydrogène formé dans le ballon. Certaines bactéries, les sulfates présents dans l’eau et une réaction impliquant une anode en magnésium peuvent contribuer au phénomène.

Pourquoi l’eau froide ne présente-t-elle aucune odeur ?

L’odeur se forme probablement après la séparation des circuits, dans le boiler, la canalisation d’eau chaude, un flexible ou un mitigeur. Le réseau public devient alors moins probable.

Comment savoir si l’odeur vient du siphon ?

Recueillez l’eau chaude dans un récipient propre et éloignez-vous du lavabo. Si l’eau sent normalement loin de la bonde, mais que l’odeur revient près du sanitaire, le siphon ou le trop-plein est probablement responsable.

Une mauvaise odeur prouve-t-elle la présence de légionelles ?

Non. L’odeur ne permet pas de détecter les légionelles. Une analyse et une évaluation des conditions de l’installation sont nécessaires lorsque ce risque doit être étudié.

Faut-il retirer l’anode en magnésium ?

Non, pas sans solution de remplacement validée. L’anode protège la cuve contre la corrosion. Son retrait définitif peut réduire la durée de vie du ballon.

Pourquoi l’odeur revient-elle après quelques jours d’absence ?

L’eau stagne dans le ballon et les conduites. Certaines réactions et certains développements microbiens sont alors favorisés. Une branche peu utilisée ou un ballon surdimensionné peut accentuer le problème.

Faire couler l’eau chaude pendant plusieurs minutes suffit-il ?

Cela peut renouveler une petite quantité d’eau stagnante, mais l’odeur reviendra si sa cause est une anode, des dépôts, un flexible dégradé ou une branche morte.

Doit-on remplacer le boiler si l’eau sent mauvais ?

Pas automatiquement. Le ballon peut parfois être nettoyé ou entretenu. Le remplacement est surtout envisagé si la cuve fuit, si la corrosion est avancée ou si l’appareil est trop dégradé pour être réparé durablement.

Pourquoi un seul robinet d’eau chaude sent-il mauvais ?

Le problème est probablement localisé dans le mousseur, le flexible, le mitigeur, le trop-plein ou la petite conduite qui dessert ce robinet.

Qui doit intervenir si plusieurs appartements sont concernés ?

Le syndic ou le gestionnaire doit faire contrôler la production collective, la boucle d’eau chaude et les colonnes. Les occupants doivent préciser les étages, les robinets et les horaires concernés.

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